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Voiture de société : les commerciaux les plus durement touchés
22 février 2012 //
Pour qui la voiture de société constitue l’instrument de travail principal, la nouvelle réglementation sur les voitures de société se révèlera « salée ». C’est ce que révèle une étude de SD Worx et de LeasePlan.

En collaboration avec LeasePlan, une société de gestion des véhicules et des flottes, le prestataire de services RH SD Worx a calculé l’impact de la nouvelle imposition des voitures de société sur le portefeuille des travailleurs. Ils ont analysé l’augmentation de l’avantage de toute nature imposable, les fonctions les plus touchées et ce que cela représente pour le package salarial brut, en se basant sur un échantillon représentatif de 8801 travailleurs.


83% des travailleurs belges possédant une voiture de société sont concernés par cette nouvelle imposition. Ils voient augmenter leur avantage imposable de pas moins de 44% durant la première année d’un contrat de leasing. Cela signifie une augmentation de 893 euros à 2887 euros sur base annuelle.


Et sur base du salaire fixe annuel, ce sont les cadres inférieurs et les employés exerçant une fonction externe, tels que les représentants, les délégués médicaux et les account managers qui subiront la perte de salaire la plus forte. Ils ont souvent des voitures plus chères car ils sont souvent sur la route. En vertu du nouveau régime, ils voient leur voiture prendre une plus grande part dans le budget disponible.  Ainsi, l’avantage en nature représente 5,6% du salaire annuel fixe pour un cadre inférieur avec une fonction externe et 5,8% pour un employé commercial.
Les membres de la direction et les cadres supérieurs s’en tirent mieux à cet égard. Bien que la hausse de l’avantage de toute nature soit la plus forte chez eux (environ 70% contre 46% pour les cadres moyens), ils sont taxés pour une voiture dont la valeur ne représente que 4,3% de leur salaire annuel fixe.


Par ailleurs, de par l’imposition plus élevée, la part de la voiture de société dans le package salarial total diminue également. L’utilisation privée d’une voiture de société en 2011 représentait encore en moyenne 9,8% du package salarial brut, elle n’est plus que 8,5% à partir de 2012.
Autres conséquences : les voitures hybrides et électriques sont plus lourdement pénalisées en raison de leur prix catalogue plus élevé. Pour limiter l’avantage de toute nature, les travailleurs épargneront vraisemblablement sur toute une série d’options, comme par exemple sur les options liées à la sécurité ou à l’écologie. Les sociétés de leasing s’attendent aussi à ce que les employeurs réduiront leurs budgets. Elles s’attendent aussi à des coûts opérationnels plus élevés.